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Clipperton’s H1-2014 Newsletter on European Innovation Financing Featured in Les Echos

Les-Echos

 

The record $2.0 billion of investment value in Q2 2014 evidences the post-Lehman crisis recovery is now robust and well under way. Driven by record-high NASDAQ valuations and positive tech IPO news flow both in the US and in Europe (e.g. JustEat in London), European tech companies attracted high level of investment in the first semester ($3.4 billion).

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Les levées de fonds ont bondi de 17 % au premier semestre. Mais la France n’en profite pas.

Le financement des start-up en Europe repart à la hausse, après une fin d’année 2013 décevante. Selon la dernière étude de la société de conseil Clipperton et de Digimind, les montants investis dans les jeunes pousses européennes ont bondi de 17 % pour s’élever à 3,4 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros). Le deuxième trimestre a été particulièrement prolifique avec des levées de fonds record à 2 milliards de dollars. Au total, 385 « deals » ont été signés au cours des six premiers mois pour un montant moyen de 2,9 millions de dollars. Le secteur des nouvelles technologies concentre les trois quart des investissements, dont les deux tiers pour Internet et les nouveaux médias.

« Il y a un intérêt croissant de la part des fonds d’investissement pour le financement de l’innovation en Europe, commente Thibaut Revel, associé chez Clipperton France. Les investisseurs, inspirés par les exemples américains, se rendent compte que de belles histoires peuvent s’écrire avec certaines sociétés. Et les indicateurs sont au vert quant au retour sur investissement ». L’afflux d’argent frais sur les marchés et le redressement des économies en Europe, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne, plaident pour une hausse des levées de fonds.

Les fonds américains sont actifs

La croissance est particulièrement importante sur les « deals » supérieurs à 30 millions de dollars (+ 66 %), ceux qui permettent aux start-up de franchir une nouvelle étape de leur développement. Sur ce type de dossiers, les investisseurs américains sont particulièrement actifs. Près de la moitié des tours de table à quinze millions et plus sont réalisés avec des fonds venant d’outre-atlantique : Insight Ventures, Sequoia Capital, Accel Partners…

Ils s’intéressent notamment à l’Allemagne. La plus grosse levée de fonds du semestre a été réalisée – en deux temps – par Delivery Hero, une start-up allemande spécialisée dans la livraison de nourriture à domicile. Insight Ventures et Luxor Capital étaient à la manoeuvre sur ce dossier à 173 millions de dollars.

bpiFrance en relais

Dans ce contexte de croissance, la France reste en retrait. Les fonds levés au premier semestre par les start-up françaises ont reculé de 10 %, à 483 millions de dollars. L’Hexagone demeure le deuxième pays en terme de destination des investissements, derrière le Royaume-Uni, mais son poids diminue (15 % du total).

Un constat de faiblesse partagé par l’ISAI, dont l’étude publiée mercredi illustrait une baisse des investissements des business angels. « L’écosystème reste très franco-français, avec des investisseurs locaux qui ont des moyens limités », explique Thibaut Revel. C’est bpiFrance qui prend généralement le relais pour les grosses levées de fonds. Elle était notamment impliquée dans le plus gros deal français du semestre, celui du site de vente en ligne Sarenza (98 millions de dollars) .

La tendance pourrait néanmoins s’inverser. En témoigne la levée de fonds de Blablacar , annoncée début juillet. Le site de covoiturage a réuni un tour de table de 100 millions de dollars avec notamment Accel Partners et Index Venture.

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